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Spotted : déclarations d’amour sur Facebook

Une femme et un homme se croisent, les regards se figent. Le sourire de l’homme rayonne. Le cœur de la belle s’emballe et la vie continue… mais  chaque jour, chaque nuit, chaque minute, chaque seconde cet instant ne cesse d’envahir leur esprit. Comment lui dire ? Via une page Spotted ?
 
 
« Les passantes », un poème d’Antoine Pol, chanté par Brassens, est une dédicace à ces amours secrets, ces "bonheurs entrevus", ses baisers volés… et on pleure de ne pas avoir pu, "de ne pas avoir su la retenir" ou le retenir.
Ces amours secrets tant désirés vont enfin pouvoir s’exprimer grâce à Spotted.
 
 
Depuis le début d’année 2013, le phénomène Spotted s’impose en France et réveille les cœurs en émoi. Sur une page Spotted de votre ville, vous pouvez vous déclarer anonymement en écrivant un poème à la belle inconnue ou au bel inconnu. Si la personne se reconnaît à travers vos mots doux alors elle ou il se déclare à son tour. L’administrateur de la page vous met en contact en mode privé.
 
 
Le mouvement Spotted prend ses sources dans les universités britanniques. Aujourd’hui le phénomène se propage dans le monde. Toutes les grandes écoles, universités, lycées et collèges ont leur propre page Spotted. En France, les transports publics se lancent aussi dans cette parade amoureuse du web 2.0 : les bus, la RATP.
Le seul risque est la bienveillance ou non des administrateurs, seuls maîtres à bord.
 
Le créateur de la page Spotted de Lyon 3  explique :
"Oui ! Chaque jour, une dizaine de personnes, qui se sont reconnues dans les messages postés, demandent à être mises en contact avec les auteurs des posts. Quelques unes nous ont même remerciés pour les avoir aidées à trouver le bonheur."
 
 
 
 
"Toi, qui dès l’instant où j’ai posé mon regard sur ton visage féerique, en ce vendredi après-midi gris, devenu radieux au contact de tes yeux, j’ai su que c’étai toi.
Toi, qui dans ta robe bleue à pois blancs, tes cheveux bouclés désordonnés mit en chignon pour l’occasion, j’ai su que c’était toi… 
Même si ce n’était qu’une vidéo pour notre Business Game, j’ai su que c’était toi… 
Toi et personnes d’autres. Chaque jours, chaque nuits, chaque minutes, chaque secondes ne passent sans que tu n’hante mon esprit. J’aimerais tellement que tu me regarde, me parle. Depuis ce jour mon cœur ne bat plus que pour toi. 
A toi, je voudrais dire je t’aime… 
Pour toi … la fille à la robe bleue à pois blancs."
 
 
"Toi, en première année d’histoire.
Toi qui est toujours posé au dernier rang,
Toi qui a toujours les yeux rivés sur ton écran,
Toi qui me fait mal comme tu es fréquemment absent.
Toi qui à ce jour me reste inconnu,
Toi qui malgré la distance à mis mon cœur à nu,
Toi, mais dis-moi, qui-es tu ?
As-tu idée de la manière dont tu m’ensorcelle,
Toi, petit bonhomme, à mes yeux si sensuel,
Toi, qui dans tes bras, me ferais voir monts et merveilles ?
A ta vue j’atteins le point de non-retour. 
Allez, rends-moi la folie de mes premiers jours,
Redonnes-moi les frissons de mon premier amour.
Et pour te séduire ce serait sans rancœur,
Qu’à la margarine ou au beurre ,
Je subirais ton dur labeur."
 
 
 
 

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

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