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PRISM

Les services de renseignements américains confirment l’existence du programme PRISM qui leur donne un accès direct sur les serveurs de plusieurs entreprises du Web et des télécommunications. Quant à ces dernières, Microsoft, Google, Facebook… elles nient avoir partager les données privées sans accord avec la loi.
 
 

PRISM un programme pour lutter contre le terrorisme

En soi l’existence de PRISM n’a rien d’étonnant. Les nouvelles technologies évoluent et les services de renseignement les exploitent pour protéger ses citoyens. L’Europe a d’ailleurs investi plusieurs millions d’euros dans la vidéo surveillance intelligente VSI (détection des comportements suspects ou des situations dangereuses).
 
Avec le programme PRISM, ce ne sont pas nos comportements ou gestes qui sont épiés mais nos écrits et nos paroles. Le gouvernement américain confirme et justifie l’existence du programme PRISM comme une nécessité pour lutter contre le terrorisme.

James R. Clapper directeur du renseignement :
« Les informations collectées à travers ce programme font partie des renseignements les plus importants et les plus précieux que nous rassemblons, et elles sont utilisées pour protéger notre nation d’une grande variété de menaces. La divulgation non autorisée d’informations au sujet de cet important programme entièrement légal est répréhensible et met en danger les protections mises en place pour la sécurité des Américains ».
 
 
Seules les données des "personnes non-américaines" et "situées en dehors des États-Unis" sont collectées.
Si vous ne souhaitez pas voir vos données privées lues par l’état américain, utilisez des services français ou européens (cloud, messagerie, navigateur…). Il faut retenir que tout ce qui est écrit sur le Web est indélébile et susceptible d’être lu.
 
 
 
 

Les entreprises liées à PRISM

 
Les 9 entreprises citées par le Washington Post qui a révélé l’affaire vendredi dernier, sont :  Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, PalTalk, AOL, Skype, YouTube et Apple.
Microsoft est la première à avoir donné un accès direct à ses serveurs.
 
Les données récupérées : emails, conversations texte, audio et vidéoconférences, photos, vidéos, données sauvegardées, VoIP, transferts de fichiers, réseaux sociaux, etc.
 
 
 
 
Microsoft : « Nous ne fournissons les données des utilisateurs que lorsque nous recevons un ordre légal, et jamais sur une base volontaire. De plus, nous n’acceptons ces ordres que s’ils concernent des comptes ou identifiants spécifiques. Si le gouvernement a un programme de sécurité plus large et sur une base volontaire pour collecter des données, nous n’y participons pas. »
 
 
Facebook : « Nous n’offrons à aucun gouvernement un accès direct aux serveurs de Facebook. Quand il est demandé à Facebook de fournir des données ou des informations spécifiques sur des individus, nous examinons avec attention la conformité avec la loi de chaque requête, et nous ne fournissons pas plus que ce qui est demandé ».
 
Google : « Google fait très attention à la sécurité des données de ses utilisateurs. Nous divulguons des données au gouvernement en accord avec la loi, et nous examinons avec attention de telles requêtes. De temps en temps, des personnes prétendent que nous avons créé une porte dérobée pour le gouvernement, mais Google n’a rien de tel pour les données privées des utilisateurs ».
 
Apple : « Nous n’avons jamais entendu parler de PRISM. Nous ne donnons à aucune agence gouvernementale l’accès direct à nos serveurs, et toute agence gouvernementale souhaitait des données d’utilisateurs doit posséder un ordre de la cour ».
 
 
 
 

 

Edward Snowden révèle l’existence de PRISM

 
 
Edward Snowden travaillait pour la CIA et la NSA avant de révéler à la presse le programme PRISM :
 
"Mon unique objectif est d’informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux". Selon lui, "la NSA ment systématiquement au Congrès quant à l’ampleur de sa surveillance aux Etats-Unis."
 
"Je n’ai pas l’intention de cacher mon identité car je n’ai rien fait de mal."
 
 
 
Thomas Drake, ancien de la NSA
"Je considère qu’il s’agit d’un formidable acte de désobéissance civile"
 
 

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

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