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Plus que 5 heures par mois d’écoute gratuite sur Deezer

Ecouter la musique gratuitement sur Internet semble révolu. Les maisons de disques doivent se réjouir. Elles réussissent à imposer leurs conditions sur la toile.
 
Deezer va encore plus loin que Spotify, son concurrent suédois. Ce dernier en avril dernier limitait ses écoutes gratuites à 10 heures par mois. Maintenant sur Deezer, plus que 5 heures.
Cette nouvelle formule invite les utilisateurs gourmands à devenir de fidèles abonnés : « ...la mise en place de nouvelles conditions d’accès qui doivent nous permettre de faire évoluer notre modèle afin d’inciter nos utilisateurs réguliers à s’abonner …C’est pourquoi nous avons décidé, après en avoir longtemps discuté avec les maisons de disques, de limiter à cinq heures par mois l’écoute gratuite. » ( interview d’Axel Dauchez directeur de Deezer sur Libération)
ou revenir vers le P2P.
 
 
 
 

Les grandes gagnantes, les maisons de disques.

Outrées par l’accès gratuit de la musique sur Internet, elles ne peuvent qu’être satisfaites par ces nouvelles plateformes de musique en ligne.
En février dernier Pascal Nègre directeur d’Universal Music France s’exprimait de la sorte dans l’émission Univox, sur Radio Campus : "Le modèle du streaming gratuit pose un problème. Il faut le restreindre. Il faut le dégrader, c’est-à-dire qu’il y ait beaucoup plus de publicités qu’il n’y en a aujourd’hui…Quand on voit des gens qui écoutent 35 fois la même chanson, vous vous dites qu’au bout d’un moment, le gars, il faut qu’il aille acheter le titre…Quatre écoutes, c’est suffisant pour savoir si on veut acheter un titre".
 
La dégradation par l’ajout de publicités intempestives entre deux titres, ça c’est fait. Il ne reste plus qu’à améliorer la restriction de l’écoute gratuite. Dans une interview sur PC impact, Axel Dauchez, Président de Deeze le précise « Universal souhaite imposer une limitation à cinq écoutes par titre »
 
 

Une licence culturelle globale

Mais cette restriction musicale est dénoncée par l’Adami (Société pour l’Administration des droits des artistes et musiciens interprètes). Suite à l’annonce de la nouvelle formule de Deezer l’Adami s’explique dans un communiqué de presse : "Cette stratégie aura pour conséquence l’avènement d’une licence globale « privative » contrôlée par les producteurs phonographiques. Ces derniers, en 2005 durant la loi DADVSI, avaient vigoureusement combattu la licence globale au motif qu’elle était contraire à l’idée de marché. Ce précepte est aujourd’hui oublié. Le modèle proposé ouvre la porte à la concentration et nuira à la diversité."
 
Elle souhaite la mise en place une licence culturelle globale. "imaginez un monde où au lieu de porter plainte contre un amateur de musique qui partage les oeuvres qu’il aime sur les réseaux P2P[7] , les majors de l’industrie nous encourageraient à le faire encore plus, et travailleraient main dans la main avec les créateurs des réseaux pour en améliorer l’efficacité…
Ce monde n’est pas une utopie, il ne tient que dans un mécanisme législatif ambitieux mais réaliste : la licence obligatoire de Diffusion Culturelle"
 
 
Le modèle économique prôné par les majors est celui de décider ce qu’on a le droit d’écouter et comme ils l’entendent. Mais souvent les abonnés sont déçus pas l’absence d’ un titre ou des pistes inaccessibles dans des albums ou encore un catalogue aléatoire alors qu’ils payent un abonnement. On est loin de la génération Napster qui a pulvérisée l’industrie du disque en développant l’échange de musique en ligne.
 
 

Alternatives

Le site compare les offres de téléchargement de Itunes, Amazon, Qobuz, 7 digital, fnac.com, Starzik, Spotify ou Deezer.
 
Grooveshark : pas de pub, plus de contenu que Deezer, interface simple et efficace.
www.jamendo.com  et  soundcloud.com : musique gratuite, parfois en téléchargement gratuit par des artistes indépendants.
 
etc…
 
Sources :

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

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