908-image1-fr1322469872.jpg

Le projet DNT du W3C

Le W3C (World Wide Web Consortium) a publié mi novembre les premières ébauches de son nouveau projet DNT « Do Not Track » qui permet aux internautes de choisir d’être tracés ou non sur Internet.
 
Suite à un rapport de décembre 2010 de la Federal Trade Commission sur le contrôle des données personnelles des internautes utilisées à des fins commerciales, le W3C a mis en place un groupe de travail pour définir un nouveau standard pour le Web. Plusieurs éditeurs de navigateurs ont proposé des solutions et c’est le projet de Mozilla qui a été retenu, Do Not Track DNT.
 
Dans un premier brouillon « Tracking Preference Expression », le W3C décrit les recommandations techniques.
Dans un second document « Tracking Compliance and Scope » il définit la fonctionnalité DNT et donne des conseils d’implémentation aux éditeurs de sites Internet.
 
Une requête HTTP informe les sites que l’internaute ne souhaite pas voir ses données privées récoltées. Les internautes seront en mesure de contrôler leurs données et d’avoir la liberté d’être tracés ou non. Les sites Internet devront signaler s’ils prennent en compte les choix des internautes et de quelle manière.
Mozilla, Microsoft et Apple l’ont déjà intégré dans leur navigateur.
 
Les données personnelles permettent de définir des comportements pour un envoi ciblé de publicité. Un modèle économique largement exploité par Google et Facebook. Pourtant ces deux grands du Web font partie du groupe de travail du W3C composé de 15 organismes (Apple, Microsoft, Mozilla, Opera…).

Tristan Nitot, le président de Mozilla Europe explique
"On verra bien ce que donneront les discussions, mais au sein du W3C, les négociations portent sur des recommandations techniques qui n’ont pas force de loi. Ensuite, le législateur peut bien sûr dire qu’il faut l’implémenter. Google est pris entre le marteau et l’enclume, entre les utilisateurs et les gouvernements."

 

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *