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Google, Facebook, Twitter, Mozilla n’aiment pas SOPA

Les réseaux sociaux se regroupent pour contrer SOPA (Stop Online Piracy Act)
, un nouveau projet de loi contre la liberté d’expression sur Internet. Leur intention, un black out de leur service pour alerter les internautes de la nouvelle menace qui plane sur Internet.
 
Le  26 octobre 2011, le représentant républicain Lamar Smith soumet à la chambre des représentants américaine le projet de loi SOPA pour lutter contre la violation des droits d’auteurs, les contrefaçons et le streaming. La méthode prescrite, utiliser les intermédiaires (FAI, moteurs de recherches, régies publicitaires…) pour appliquer les sanctions : suspension des revenus publicitaires, des transactions, suppression des sites…
 

La coalisation des acteurs du Web

Face à cette nouvelle menace, beaucoup d’acteurs du Web se regroupent pour interpeller les internautes.
 
La NetCoalition rassemble Google, Facebook, Twitter et Amazon. Ils prévoient de couper leurs services.
Markham Erickson, responsable de la NetCoalition s’explique.
« Ce genre de chose ne se fait habituellement pas, les entreprises ne souhaitant pas mettre leurs utilisateurs dans une telle situation. Mais la différence est que ces lois changent fondamentalement le fonctionnement d’Internet. Les gens doivent comprendre l’impact qu’une telle législation aura sur ceux qui utilisent Internet.

 
Les pères du Web publient une lettre ouverte à destination des parlementaires pour les initier au fonctionnement d’Internet :
« Les projets SOPA et PIPA menacent également les ingénieurs qui construisent des systèmes ou des services internet qui ne sont pas facilement et automatiquement compatibles avec les actions de censure du gouvernement américain. Lorsque nous avons conçu l’Internet la première fois, nos priorités étaient la fiabilité, la robustesse et le fait de minimiser les points centraux de menace ou de contrôle ».

 
Les sites Internet qui soutiennent la liberté du Net proposent aux internautes de signer une pétition contre SOPA.
 
Media Matters, un organisme de surveillance des médias, quant à lui accuse les chaînes d’information (MSNBC, Fox News, ABC, CBS et NBC) de soutenir le projet de loi SOPA et de se taire sur le sujet.
 
Anonymous repart en guerre contre Sony dont le nouveau PDG soutient le projet SOPA.
 
 
 
 

En France , SOPA fait des émules

Les ayants droit du cinéma ont ressorti l’article 336-2 inscrit dès l’origine dans la loi Hadopi, pour bloquer les sites Allostreaming. L’article leur permet de choisir les sanctions pour lutter contre la diffusion illégale.
Frédéric Mitterrand qui souhaite lutter contre les sites de streaming explique :

« Il nous faut débattre en toute franchise de ces questions avec tous les intermédiaires concernés : je pense aux intermédiaires financiers, les sociétés de carte de paiement ou de micro paiement et aux réseaux publicitaires. La Hadopi m’a indiqué qu’elle organisait dans les prochaines semaines une table ronde réunissant ces acteurs. L’objectif est que chacun soit mis publiquement en face de ses responsabilités ».

 
Comme le précise les pères de l’Internet, le réseau a été conçu pour éviter tout contrôle sur la liberté d’expression des internautes. Déjà les actions de censures étatiques ont dévoilé leur faille en supprimant de la toile des sites tout à faits légaux.
 
Sources : pcinpact ; zdnet

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

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