981-image1-fr1331281411.jpg

Expo : Berenice Abbott (1898-1991), photographies

Plus de 120 photographies de Berenice Abbott sont exposées au Jeu de Paume à Paris. Une rétrospective qui raconte le parcours d’une pionnière de la photographie documentaire et réaliste des années 20.
 

Le Paris des années folles

Berenice Abbott débarque dans le Paris des années folles au début des années 1920 et commence sa carrière de photographe dans le studio de Man Ray à Montmartre comme assistante. Deux ans plus tard elle ouvre son propre studio et réalise une série de portraits d’artistes, d’écrivains ou dramaturges français et américains exilés (Eugène Atget, Marcel Duchamp, James Joyce, Man Ray, Cocteau, Sylvia Beach, Gide, Foujita, Max Ernst, Marie Laurencin…). C’est le succès.
 

Eugène Atget

Sa rencontre avec Eugène Atget sera déterminante pour la suite de carrière. Photographe documentaire Eugène Atget parcoure les pavés du vieux Paris en plein chamboulement haussmannien. Chambre sur le dos, il erre dans les rues parisiennes et photographie les artisans, les petits métiers, les monuments, les parcs, les maisons closes…
Berenice Abbott, en admiration pour son travail documentaire rachète à la mort d’Eugène Atget son fonds d’images. Oublié de tous elle le révèle à travers des articles, des expositions. Eugène Atget devient le précurseur de la modernité en photographie.
« On se souviendra de lui comme d’un historien de l’urbanisme, d’un véritable romantique, d’un amoureux de Paris, d’un Balzac de la caméra, dont l’œuvre nous permet de tisser une vaste tapisserie de la civilisation française » (Bérénice Abbott).
 
 

New York

Envoûtée par le travail documentaire d’Eugène Atget, en 1929 Berenice Abbott retourne à New York pour un instant. Elle retrouve un New York en pleine transformation dans un contexte de crise économique. Les grattes ciels se mêlant au vieux New York, Bérénice Abbott est saisie par les changements urbains de New York. Elle quitte Paris et commence un travail documentaire pour témoigner d’un monde en disparition à la manière d’Eugène Atget, sobre et poétique.
En 1939, Abbott publie Changing New York, qui illustre la métamorphose urbaine de New York.
 
         
 

La science

Ensuite elle s’engage dans la photographie scientifique juste par passion. En 1957 au lancement de Spoutnik en pleine guerre froide les États-Unis investissent dans l’enseignement scientifique. Elle est engagée par le Massachussetts Institute of Technology (MIT). Elle réalise des clichés destinés aux ouvrages scolaires : champs magnétiques, réfraction d’ondes aquatiques, structures de bulles de savon, portraits intimes de la pensée scientifique. Elle disait que ces photos étaient « les plus réalistes » de son travail.
 
 
Berenice Abbott « Le monde redoute les femmes indépendantes. On ne les aime pas. Pourquoi ? Je l’ignore et je m’en moque ».
 
L’expo Berenice Abbott (1898-1991), photographies est à voir au Jeu de Paume à Paris jusqu’au 29 avril 2012.
 
 

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *