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Et si la cybercriminalité menaçait l’économie mondiale ?

Faire sauter le capitalisme… en infiltrant les systèmes informatiques et financiers mondiaux, créant un bug à l’échelle planétaire : un scénario terroriste redouté par le FBI et toutes les polices du globe.
 
Flore Vasseur, l’auteure du roman-fiction "Comment j’ai liquidé le siècle" paru dernièrement, pose les bonnes questions, celles de la cybercriminalité qui peut faire vaciller les systèmes économiques mondiaux, afin de provoquer l’effondrement d’un monde proche de la faillite.
 

Tout s’arrête et le monde vacille

Dans cette fiction, la romancière, s’attaque principalement au monde financier qui a fait des ravages avec la crise des subprimes : Un jeune trader officiant pour le compte du Crédit général, lassé de sa réussite, se laisse manipuler par une vieille NewYorkaise, néolibérale hyperactive, et accepte de neutraliser le capitalisme via un virus informatique.
 
On l’a vu récemment avec les cendres du volcan islandais qui ont bouleversé l’organisation de plusieurs centaines d’aéroports, et bloquant des dizaines de milliers de passagers dans le monde entier. Un grain de cendre et tout bascule !
 

La cybercriminalité se professionnalise

Un autre grain, informatique, cette fois, pourrait bien lui aussi paralyser le système économique mondial. La cybercriminalité change, s’organise, se coordonne et se mondialise. S’il existe toujours des hackers comme Hackers Croll qui s’amusent à faire de simples exploits, des communautés internationales de cybercriminels se constituent et leurs attaques sont de plus en plus performantes. Si pour le moment il n’y a pas de crise mondiale provoquée par cette cybercriminalité, www.lemagit.fr a révélé qu’une attaque informatique à grande échelle avait permis de prendre le contrôle de 75.000 ordinateurs dans 196 pays entre mi-décembre 2009 et mi-janvier 2010, en particulier aux Etats-Unis, au Mexique, en Arabie Saoudite, en Égypte et en Turquie. Les pirates avait réussi grâce à un cheval de Troie nommé Zeus, dont le taux de détection par les antivirus est inférieur à 10 %, à subtiliser des données sensibles : identifiants et mots de passe de sites bancaires, de réseaux sociaux principalement Facebook et des comptes e-mail de Yahoo.
 
En mars dernier, une société d’expertise en sécurité Finjan estimait que la cybercriminalité rapporte 1.000.000.000 milliards de dollars par an, plus que le trafic de drogue pouvait-on lire dans un article du NouvelObs.com daté du 1er décembre 2009. Cette même société, en avril 2009 révélait l’existence d’un botnet à l’échelle planétaire de près de 2 millions de PC sous contrôle d’une seule équipe de cybercriminels.
 
Et la France ? Elle se situe à la 13e place des pays plus touchés. Les deux plus sollicités sont les États-Unis et la Chine en raison de leur grand nombre d’utilisateurs.
La cybercriminalité se mondialise et d’autres pays qui ont eu accès au haut débit sont désormais de nouvelles cibles : le Brésil, l’Inde, la Pologne, la Roumanie, la Turquie.
 
Les risques augmentent en fonction de l’actualité : Laurent Heslault, expert en sécurité informatique craint que la prochaine coupe du monde de football en Afrique du Sud soit pour les cybercriminels un bon vecteur pour attirer les internautes vers des sites ou les informations et les vidéos proposés seront infectées de virus.
 
La guerre est déclarée. La lutte est engagée. La nouvelle guerre du 21e siècle portera le nom de guerre cybernétique.
 
 

Auteur : Denis ALLARD

Denis ALLARD
Rédacteur Web sur le blog studiovitamine depuis 2009, j'ai pu mesurer l'évolution fulgurante du web, des nouvelles technologies, du e-commerce... Quand je n'écris pas pour le web, je me consacre à l'ergonomie, au référencement naturel et à la formation universitaire des futurs concepteurs de sites...

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