1377-image1-fr1431004136.jpg

E-commerce européen : stop aux blocages transfrontaliers

Une enquête sur le e-commerce européen transfrontalier s’ouvre pour repérer les obstacles qui freinent son développement. 
 
Le développement du e-commerce est une mine d’or pour l’économie des pays. L’Europe le sait. En 2014, 50 % des consommateurs européens ont acheté sur Internet. Problème, seulement 15 % ont acheté des biens ou des services dans un pays européen autre que le leur.
 
Margrethe Vestager, commissaire européenne pour la politique de concurrence :
 
 
« Les citoyens européens butent sur de trop nombreux obstacles lorsqu’ils tentent d’accéder en ligne à des biens et à des services vendus depuis l’étranger. Certains de ces obstacles sont mis en place par les entreprises elles-mêmes. Avec cette enquête sectorielle, j’entends déterminer l’étendue de ces obstacles et leurs effets sur la concurrence et les consommateurs. S’ils s’avèrent préjudiciables à la concurrence, nous n’hésiterons pas à prendre des mesures coercitives en application des règles de concurrence de l’UE. »
 
Alors, depuis le 6 mai 2015 la Commission Européenne enquête. Elle recherche les comportements anticoncurrentiels et les barrières qui freinent les échanges e-commerce entre les États membres.
 
Les constats déjà observés par la Commission Européenne suite à plusieurs enquêtes sur des comportements anticoncurrentiels :
  • "rapport récent montre que 32 % des détaillants ont cité l’existence de restrictions contractuelles dans leurs accords de distribution comme le motif qui les empêche de fournir des services au-delà des frontières.
  • Dans une autre enquête de 2015 sur les ventes en gros et au détail de biens et de services au sein de l’Union européenne, 19,1 % des entreprises déjà présentes dans le secteur du commerce électronique transfrontalière et 29 % des entreprises qui n’exercent pas encore ce type d’activité ont déclaré que les restrictions aux ventes sur des plate-formes en ligne qui sont imposées par les fournisseurs constituaient ou constitueraient un problème pour leurs activités de vente en ligne." 
 
La Commission Européenne souhaite en savoir plus et particulièrement dans les secteurs de l’habillement, des chaussures et des contenus numériques (fabricants, grossistes et détaillants en ligne).
Si certains cyber-marchands ne jouent pas le jeu de la concurrence alors, une amende de 1 % de leur chiffre d’affaire annuel suffira.
Google, Amazon, iTune Netflix et les plate-formes en ligne de l’Union vont devoir se plier aux règles du e-commerce européen, intéressant.
 
Un rapport préliminaire sera publié en 2016 et le rapport complet fin 2017.
 
 
Sources :

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *