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22 milliards de dollars de perte de recettes publicitaires pour le web ?

Quand on commence à parler de 22 milliards de dollars de perte, tout le monde écoute. Quand on apprend que 200 millions d’internautes bloquent les pubs du web, tout le monde s’inquiète. Les logiciels de blocage de pubs n’ont pas fini leur casse du siècle.

 

Adobe (éditeur de logiciels) et PageFair se sont penchés sur le cas des logiciels de blocage de publicités sur le web, tel Adblock. Dans les faits, l’étude prédit une perte de recette publicitaire de 22 milliards de dollars et en 2016, on parle de 41 milliards de dollars.

Entre nous, il n’y a pas de quoi pleurer. À force d’avoir été gavés de pubs stériles, les internautes n’ont pas hésité à adhérer aux logiciels de blocage de publicités. Et ils sont de plus en plus nombreux, avec un bond de 41 % en une année. Les internautes aiment se rendre sur leurs sites préférés, mais de là à subir les traqueurs ou une baisse de la bande passante de 25 %, voire 40 % en visionnant des vidéos, non.

Le web s’interroge, car on parle de 22 milliards de dollars de perte. Certains comme Google ou Amazon acceptent de payer l’éditeur d’Adblock Plus, pour que leurs publicités soient affichées et non bloquées. D’autres réfléchissent à un nouveau modèle économique.

PageFair : 
« D’années en années, nous avons vu les internautes devenir plus sophistiqués techniquement et plus avertis face aux médias. La réponse de l’industrie traditionnelle a été de proposer des formes publicitaires plus agressives, ce qui n’a fait qu’accroître la popularité des bloqueurs. Chez PageFair, nous voulons créer un écosystème publicitaire plus durable, dans lequel les éditeurs pourront se concentrer sur la loyauté et l’implication au lieu du trafic et des clics, et faire de l’argent sans perdre leur audience. »
L’éditeur Presse-citron note :
 “Je rappelle quand même à toutes fins utiles que Presse-citron a fait le choix (et pris le risque) de supprimer intégralement la publicité « classique » (bannières et autres) sur ses pages en optant pour un nouveau modèle économique avec les marques. Seul un habillage peu intrusif s’affiche pendant quelques jours (c’est le cas en ce moment) mais cela reste exceptionnel et cela concerne notre programme de mise en avant de startups françaises.”
L’étude :

Auteur : Hélène Guérin

Hélène Guérin
Rédactrice, j'aime m'amuser avec les mots. C'est sûrement dû à ma dyslexie. Pourquoi écrire pour le Web ? Je baigne dedans au quotidien (webdesigner - ergonome) alors je veille sur les dernières technologies.

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